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Avec ses intrigues à foison et ses personnages pour le moins extravagants, La Bâtarde d’Istanbul pose une question essentielle : que sait-on vraiment de ses origines ? Elif Shafak, écrivain engagé et n’utilisant pas la langue de bois, demande à son peuple d’affronter enfin son histoire, en particulier le génocide arménien et le massacre des Kurdes. Elle a le sens du récit, un humour féroce et un talent incontestable pour enchevêtrer la comédie au drame, le présent au passé. La Bâtarde d’Istanbul est donc une réussite romanesque, et un plaidoyer contre l’injustice, la bêtise et la haine.
1 comment juin 3, 2008
encore un le deuxième
Un passé lourd de menaces qui assombrit le présent et bouche l’avenir donne aux romans de Llop un ton inimitable. Le monde extérieur y est aussi opaque que les consciences et l’ombre de la guerre civile disqualifie d’avance l’innocence, fût-elle enfantine. Nous sommes en Espagne, à la fin des années 1960, dans une ville portuaire de province. Le héros, un adolescent trop sensible, se sent prisonnier d’un monde où les adultes paraissent condamnés à la culpabilité, à l’extravagance et au déclassement.
Add comment juin 3, 2008
journal d’aujourd’hui
Au départ, une scène banale de la vie quotidienne : un homme prend un bain. Il est professeur d’histoire, change sans arrêt de numéro de téléphone et trompe sa femme. Cet homme va être victime d’un attentat. Qui a voulu le tuer ? Première question que l’on se pose et qui nous laisse légitimement penser que l’on vient d’ouvrir un roman policier. Il y a un flic, une victime, il y a même une femme superbe ; fausse route pourtant.
La suite du récit est alors prise en charge par trois narrateurs bourrés d’états d’âmes qui n’ont en commun que le fait d’être liés à l’attentat : le professeur lui-même, un des responsables de l’attentat et l’inspecteur qui mène l’enquête
3 comments juin 3, 2008


